COSMOS Iconologie

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Trésor caché

De l'entrecroisement l'embrouillage compact des veines des fibres s'est formé l'énorme verrue de l'orme, qui son tronc fait paraître plus millénaire encore, vieux en phase terminale. Pour l'ébéniste c'est de la loupe d'ormeau – diminutif affectueux comme le Gard devient Gardon chez ses paysans. Loupe qu'on tranche en lamelles, polit comme un marbre, vernit au bouchon. Digne alors des précieuses marqueteries italiennes, et cousine des pierres translucides, agate jaspe calcédoine albâtre, dont les parties brunes savent imiter les couches annuelles d'un tronc ou dessiner des mirages de villes à l'horizon.

 

 

L'arbre s'ennuyant de ne fournir que les planches droites aux veines parallèles, inventa cette forme compliquée qui cachait son secret. Aucun principe d'ordre, réactions involontaires aux variations d'hygrométrie, ou lorsqu'une fibre qui se fraie son chemin butte contre une concurrente. Comme toute forme au monde, celle-ci procède d'une intention, mais peut-on croire qu'elle envisage ici la beauté ni l'ébéniste ?

 

 

L'homme perpétuel intervenant, aux nombreuses inquiétudes, s'est rué sur la tumeur pour voir dedans s'il y était. Le dur marbre ou l'ivoire de Pygmalion si bien imitait une belle fille que la statue prit la parole et que sa peau céda sous le doigt amoureux. Par bonheur le sculpteur n'ouvrit pas la pierre. En taillant l'esturgeon on trouva le caviar, et le fil de soie en arrêtant la mue d'un papillon. Disséquant un homme mort on ne trouva pas l'âme.

 

Une noix, qu'y a-t-il à l'intérieur d'une noix ? Qu'est-ce qu'on y voit quand elle est ouverte ? On n'a pas le temps d'y voir, on la croque et puis bonsoir, on la croque et puis bonsoir les découvertes. Merci ami Charles Trenet.

 

 

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11/11/2016
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